
Salut toi.
Prendre de la drogue. Chercher de l'air qu'on a perdu. Prendre une pilulle qui fait partir la douleur pour la faire revenir plus fort encore.
Ne plus manger. Ne plus voir mon visage. Ni le tien.
Si je me cache c'est que j'en ait besoin. Quand j'aurais besoin de ton souffle je reviendrais. Mais je ne pense pas que tu puisse m'aider dans cette vie.
Pas cette fois...
Quand tu me regardes à présent
Peux-tu vraiment me qualifier d'homme ?
Vois, les cicatrices sur mes poignets prouvent que j'essaierais encore...
Que j'essayerais de mourir encore.
Que je ne survivrais pas à cette nuit.
Que j'essayerais de mourir encore.
Ou que j'irais blogger ailleurs. Ici par exemple.
Bien à toi.
Groumph'
Salut toi.

Ben quoi ? Dis tout de suite que tu t'inquiètais. Non je te vois venir avec tes grands sabots, plein comme une barrique, en train de hurler -a juste titre- à la fois pour mon absence prolongée et pour la -sèvère - amputation du blog.
Wè c'est comme ça. 20six annonce une grosse perte de données et moi j'ai pas garder ce que j'avais écris, souvent sur un coup de tronche. Notes que ça colle avec l'ambiance plutôt chaotique du blog. Moi ça me dérange pas. Et toi ?
Voila qui est mieux. Alors je répète pour les deux du fond : voila bientot trois mois que j'ai dégotté un taff a plein temps avec un gros contrat qui va bien mais qui me laisse plus trop de temps pour te raconter ma vie. M'enfin je suis bien payé en contrepartie. Bien payé. J'ai même put m'acheter des fringues et me payer une place pour Dimmu Borgir a Marseille. Yesss.
En même temps ces temps-ci, grace a l'intervention de Sir Conan qui m'envoit toujours nawak sur le pc, ma connexion Internet ne marchait plus. M'enfin c'est réparé a présent.
M'enfin, si même les serveurs nous lachent, où va le monde ?
Remarque, c'est pas comme si personne ne savait où on va.
Bien à toi.
Groumph'
Salut.
Wep, ya un truc qui me fait bien tripper en ce moment. Chaque fois que je bosse avec des dessineux, j'ai le droit a avoir ma tronche revue et corrigée par ces messieurs dames.
Ca vaut ce que ca vaut, m'enfin en te les montrant ici, ben au moins je saurais où les retrouver au au cas où. Puis ca leur fait toujours de la pub a ces très bons artistes.
Bon, toutes ces photos sont cliquables, hein, compadre...
Ma tronche en zombi, par la géniallisme Valkyia "qui arrete pas de changer de blog alors je met sa galerie en lien", qui bossait sur le jeu Paris III - 2045 a ses débuts mais a dut nous lacher par la suite.
Hail sister.
Ma tronche en Urbanomancien tout droit débarqué de Unknown Armies, par Damien Venzi . J'adore ce type et tout son travail. J'ai pas assez souvent l'occasion de chanter ses louanges. Puis en plus il est beau comme un dieu Grec .
Ma tronche (et la sienne) par Anaïs "qui fait des t-shirt ", super dessineuse pour Paris III - 2045.
Le zombi du dessus revu et corrigé par White Raven , le corbac blanc, dessineux et graphiste sur Paris III - 2045. Mais puisqu'on vous dit qu'il est pas bête et méchant
Ma tronche pour les gars du Grog , qui l'ont pas prise finalement (ils ont préféré celle par Damien et ils ont bien raison)
Ma gueule par Famÿn le cavalier dessineux et graphiste sur... Paris III - 2045 (oui, ils sont nombreux les gus)
Bon, ben j'espère que ca t'as interressé. Sinon moi ca va bien. Le monde tourne bien et je me plaint pas trop de mon sort (qui ne s'est pas amélioré, mais le bon point c'est qu'il ne s'est pas aggravé.
Sinon je me suis mit a bosser là , où j'ai fait entre autre ça et ça puis aussi un peu là. M'enfin le vrai boulot (Paris III et consort) devrait revenir sous peu. Sinon tu peux toujours me trouver ici et ici où je viens d'ouvrir un atelier Jdra.
Et Pyro , mon gros, t'as vu, ya pas que toi qui met des liens partout.
Bien à toi.
Groumph'

Le professeur Burton n’était pas une personne susceptible de mourir dans des circonstances violentes. D’ailleurs, il n’était pas susceptible de mourir tout simplement, si ses travaux auraient pu être reconnus à leur juste valeur, ils auraient assurés à l’homme une gloire éternelle, et on aurait étudié son travail des siècles après sa mort.
Mais pourtant, le professeur Cliff Burton était bel et bien mort, sous mes yeux et de la plus horrible façon que l’on puisse imaginer. J’était en effet son apprenti, et si je pose ce récit sur papier, c’est pour être sur qu’il parviendra bien à quelqu’un, que l’on puisse témoigner que je ne suis pas fou.
Je n’ai rien imaginé. Et j’ai peur pour mon âme.
Le professeur Burton étudiait la psychologie des rêves, étant persuadé que ceux-ci reflétaient nos difficultés réelles. Il était convaincu que si, d’une façon ou d’une autre, les obstacles symboliques rencontrés lors des songes étaient vaincus, notre âme pouvait accéder a autre chose. Bien qu’il ne puisse vraiment savoir ce qu’il se trouvait au-delà. Que se passerait-il si tous les psychopathes, les fous dangereux, les violeurs et les pédophiles étaient libérés de leurs démons intérieurs ?
C’était l’expérience du professeur.
Grâce à mon aide et aux ressources financières du laboratoire, il fabriqua ce prototype de machine, cette chose tentaculaire censée représenter nos songes sur un écran vidéo. Il nous fallu des années de dur labeur pour mettre au point un tel objet. Le professeur Burton en avait trouvé les plans dans des ouvrages scientifiques, et les avaient complétés. Technologiquement je n’avais jamais vu son égal, mais Cliff, lui, semblait sûr de son projet. Voila une chose qui semblait réellement le motiver.
Il faut avant tout que je vous parle de Cliff Burton. Bien qu’étant un chercheur ingénieux et un scientifique surdoué, l’homme était également un être torturé. Lecteur assidu de Robert Howard, de Freud et de tout un éventail d’auteurs de tout horizons, le professeur avait grandi seul. Orphelin dès son plus jeune age, il avait du passer par un père adoptif le battant, un viol et plusieurs tentative de suicide.
Le destin semblait s’acharner sur lui mais son expérience n’en était que plus glorieuse. Un homme ayant tant souffert aller révolutionner le monde entier grâce à son étude des rêves. Si j’avais pu prévoir une seule seconde la tragédie qu’allait entraîner notre machine je l’aurais brûlée sur le champ.
Une fois celle-ci terminée, Cliff se mit au travail. Assis sur le siège du patient, relié a cette infernale invention a l’aide de sondes collées au crâne, Cliff se étudia ses rêves. Il semblait croire que nous avons tous un rêve récurrent, noyé au milieu de centaine d’autre. C’était précisément ce rêve là qu’il voulait décortiquer.
Il le trouva, le localisa et s’attela à la tache deux mois seulement après la première mise en route de la machine. C’était réellement saisissant. La machine retranscrivait précisément sur l’écran ce que mon ami voyait dans ses rêves.
Son rêve récurrent était simple. Un homme en armure, portant une épée, se trouvait devant un immense donjon abandonné. Il s’y dirigeait, mais en chemin rencontrait un immense troll et se faisait déchirer par le monstre. Dieu m’est témoin, ce Troll, infâme, possédait les traits du visage du père adoptif de Cliff. Si bien que j’en fus horrifié.
Le professeur m’expliqua, amusé par ma réaction quand je vis la scène, que ce monstre représentait probablement le premier obstacle. Comme dans un jeu vidéo, il nous fallait franchir, ennemi après ennemi, le décor jusqu'à l’objectif final.
Il rajouta que la plupart de nos rêves sont très violents, ou très osés. Que nous ne nous avouons jamais réellement ce que nous rêvons, notre moral répudie certaines facettes de notre personnalité.
Grâce a la machine, nous pourrons enfin accéder a la personnalité entière de l’homme, ce qui semblait le faire jubiler.
Mon travail se résumait à noter ce que je voyais sur l’écran avec l’aide de Cliff, le sustenter et entretenir la machine. Le chevalier - que Cliff nomma Helgui - semblait toujours vaincu par le troll. Même si, je l’avoue, il me semblait que certaines passes d’armes changeaient au fur et a mesure. Cliff apprenait a maîtriser son rêve. Il essayait de feinter son adversaire, c'est-à-dire, son propre subconscient.
Plongé entièrement dans son expérience, Cliff ne bougeait plus de son fauteuil. Il ne se levait plus, sauf pour uriner, ne mangeait pour ainsi dire plus (le snack du coin fit soudainement fortune) ne se lavait plus et n’entretenait plus aucun rapport avec l’extérieur. J’étais son seul interlocuteur, et, même ainsi, j’avais l’impression d’être de trop.
Et un jour ce fut le début de la fin. Un jour, Helgui trouva une passe d’arme, une faille dans la défense du troll. La masse verdâtre du géant tomba au sol. Helgui cracha sur son cadavre et se dirigea vers le donjon, sous les cris hystériques de Cliff, qui avait oublié jusqu'à mon existence.
Helgui évolua sous le ciel gris vers une porte inaccessible depuis tant d’années. Il frappa au début mais sans que personne ne daigne ouvrir. Helgui, qui était un homme massif, entreprit de la défoncer. Sans aucun succès. Cliff conclut donc que cette porte était probablement le second obstacle, tout en sachant que ce n’était pas le dernier.
-« Il y a une logique dans ce rêve », me dit-il un jour, alors que je ramassais les emballages de hamburger parsemant le laboratoire.
-« Tout à une logique, ce donjon possède probablement un maître des lieux, quelqu’un qui m’empêche d’accéder au plus haut niveau. Il est sur que si j’y parviens, j’aurais terminé mon expérience. »
Et la porte tint bon, durant un mois. Helgui essayait plusieurs façons de l’ouvrir. Chaque fois que le professeur se rendormait, le rêve recommençait au début, mais le troll n’était plus un obstacle pour le professeur.
Un jour, cependant, elle céda. Sans aucune explication. Cliff lui-même en fut étonné. Peut-être que son inconscience avait décidé de le laisser progresser ?
Helgui monta le long d’escaliers humides et crasseux. Le donjon n’était pas très éclairé. Il rencontra un couple d’orks (qui avaient les traits de sa mère adoptive et de sa sœur.) mais ceux-ci n’offrirent aucune résistance au guerrier.
Le professeur Burton exultait, il ne tenait plus en place, persuadé que son inconscient allait enfin lui livrer les secrets de son âme. Si seulement j’aurais pu deviner ce qui allait se produire, si seulement j’avais su.
Mais Helgui atteignait déjà le haut du donjon, l’ultime porte. Une porte faite d’acier, de chair et de pierre. Elle palpitait, crachant sang et tripes, vomissant un liquide glaireux, semblant éviter l’affrontement avec cet être non désiré. N’importe qui, dans ses rêves les plus fous, aurait évité d’ouvrir cette porte. Sa simple vue me fit vomir et j’avais du mal à me tenir debout.
Mais Cliff était saisi de folie. Je pense que c’est cela plus qu’autre chose qui le perdit. Il fit abstraction de la porte. Il l’ouvrit en rigolant à l’Enfer lui-même… Ô Mon Dieu.
Comment est-ce possible ? Comment cela a-t-il pu se produire ? Le rêve et la réalité se mélangèrent dans cette parodie de tragédie. Helgui « franchit » cette intangible barrière qu’était devenu l’écran de la machine. Helgui sortit de l’écran. Helgui devint réel sous mes yeux devenus fous. Et sous ceux de Cliff, horrifié mais émerveillé a la fois.
Puis, le guerrier le décapita d’un geste assuré. La tête de mon ami roula au sol, dans mon vomi. Avec un grand sourire et une parodie de vie, Cliff continuait à parler dans le vide, privé de cordes vocales, de poumons et de cœur. Néanmoins, ce que je lit sur ses lèvres, ce fut son double qui le prononça en même temps avant de s’évaporer dans cette réalité horrible qui était devenue la mienne. Ce fut lui qui fit débuter cette folie que deviendrait ma vie. Ce fut lui qui conclut ainsi l’expérience.
-« … De cette façon, mon cher collègue, le secret désir de mort du patient est enfin satisfait. Ceci prouve la viabilité de la méthode Burton ».
Salut toi.
J'ai peur.
J'ai peur de l'avenir. Je ne sais pas vers quelle abîme je me dirige mais j'y fonce a toutes berzingues.
J'ai peur pour mes gosses. J'ai peur pour ma gonzesse. J'ai peur de les entrainer avec moi. Si ce n'est deja fait. Je veut pas qu'ils souffrent comme j'ai souffert.
J'ai peur de ne pouvoir redresser un jour la barre. De ne pouvoir jamais remonter la pente. J'ai eu des bons moments dans ma vie. J'ai eu de super moments. Mais je reste un loser. Deséspérement amorphe, sans courage, sans force. Un blaireau. je vais te dire quelque-chose. Je n'arrive pas a soutenir mon regard dans le miroir. Je me deteste.
Et jai peur.
J'ai peur de mes démons. Peur de les retrouver et qu'ils gagnent ce putain de combat qu'est ma vie. Quand on a les pieds englués dans le sol on atteint jamais le ciel.
J'ai pas de solutions. Je sais pas comment réussir a bouffer et a payer mon loyer en même temps. J'ai plus rien. Je sais, il y a quelques solutions, radicales, mais je suis passé du cotés des gentils maintenant.
Pas vrai ? Dis moi que je vaut mieux, merde.
J'ai laissé la merde derrière moi. Je veut pas y retourner, putain, je veut pas.
Je vaut mieux. Je vaut mieux ou je me bute sans regret.
C'est quoi qu'il chantait kader avec son air de heavy merdique ?
"It's a hard way, to be a little guy, it's a hard way to diiiiiiiiie" .
Cet air me remonte de mon adolescence. Elle était pas calme. J'atait pas un gosse trés stable. Mais je me maintenait dans l'ignorance. Celle qui te maintient les yeux fixés sur toi. Impossible de voir que les autres vivaient mieux. On s'en branle. Ce qui est fait est fait.
En parlant de mon adolescence, j'ai croisé Garth au concert gratos de tri yann ce soir. Garth. Ptain, le gars avec qui je zonais des squatts a Hyères, sous le nez des bourgeois. Le gars qui m'a enlevé le verre planté dans la main alors que j'était dans un tel trip que j'avais pas conscience de mon sang qui coulait.
Salut a toi, mon coté punk.
Groumph'
Salut toi.
Hein ? Tu crois que je suis dans la vieille période de Death ? Pas tant que ça en fait, mais leurs vieux titres m'ont toujours fait tripper sec. Puis au moins on sait dans quel sens on va.
Abyssus abyssum Invocat, comme qui dirait.
Bon, mon entretien s'est trés bien passé. On dirait pas hein ? Je suis capable de réussir un truc dans ma vie ? Non, en fait non, le salaire était merdique et a cheval sur juillet/aout, j'y gagnait absolument rien. Donc j'ai laché le truc. a loser, loser et demi.
Sinon, rien de neuf a l'horizon. Mais je ne peut m'empecher de te montrer ce qu'il y avait dans ma boite aux mails, ce matin ...

When No More Room In Hell, The Dead Will Walk The Earth.
En même temps, tu le sais peut-etre pas, mais c'est mon visage, là... Thanks, sister. 
Saisissant, hmm ?
Bien à toi.
Groumph'
Salut toi.
Ouais je sais, ca fait un moment que je t'ai plus causé. La raison en est simple, j'avais plus le temps. Tu te doutes que je me suis pas -tous les jours - mis a mater les donzelles a la plage mais j'avais d'autre chats a fouetter. Des chats celtes, des chats parigo, Des supers chats, des chats intemporels d'univers rolistes et des chats de séries télé.
M'enfin chuis là. Et je suis pas porteur d'une bonne nouvelle puisque (si tu le sais pas encore, m'enfin je suis pas la personne la plus bavarde du monde nombriliste du jeu de role français - béni soit-il - pfff chiée de parenthèse) Nemedia ne sera pas édité chez Iceberg.
Je vais pas m'étaler sur le pourquoi du comment, surtout que d'autres font ça bien mieux que moi, avec beaucoup plus de verve et de verbes, et qu'ils sont, de toutes facons, bien plus concernés que moi.
Moi j'ai juste une bière a mettre au frais, mais j'ai pas de frigo. C'est un peu ma situation. Nemedia a été écrit avec des potes trés chers, cela est indiscutable. On a réussit a pondre un jeu correct. Faut réussir a trouver un éditeur qui en veuille. Le reste ne m'interesse plus. Enfin pas plus que ça quoi. Le suivi du jeu par contre, j'y tient. J'ai gras d'idées, puis je suis bien trop impliqué dedans maintenant pour regarder le jeu se faire labourer par quelqu'un d'autre pendant que je matte. Non mais.
Voila. Ca c'est sorti. Hmm voyons, il me reste quoi... ?
Ah oui. Le jeu de role amateur. J'y retourne. Je crache pas dans la soupe du jeu de role, j'aime ça, mais j'ai jamais laché le monde du jdra. Et DU VRAI jeu de role amateur. Pas les trucs en pdf payant qui bandent mou. Donc je t'annonce que ca y est, Metacréatures 3 est en chantier (puisque la rédaction de Paris 3 2045 est finie depuis un bail). Et je met tout gratos sur le web. Je sais je suis un con doublé d'un naze. M'en branle.
Bon ca c'est fait aussi. J'ai dit quoi d'autre. hmmm.
Ah ben oui. Accesoirement et en marge de toutes ces bonnes résolutions, je viens d'etre convoqué pour un job. Et comme j'en ait ma claque d'etre un loser sans une thune, je vais essayer d'etre un loser avec un peu de fric. Hein, ça serait bien ? On va faire en sorte quoi...
Bien à toi.
Groumph'